Consacrés lors du dernier CES de Las Vegas, les objets connectés sont le plus souvent perçus comme vecteurs d’opportunités commerciales pour les assureurs. Mais, bien que le marché semble de plus en plus près à les accepter, certains risques demeurent quant à leur utilisation ou à leur distribution par des assureurs.

 

La crainte de la fuite de données avec les objets connectés

Les objets connectés collectent une grande quantité de données. Ces données peuvent revêtir un caractère très personnel comme c’est par exemple le cas des données de santé issues de bracelets connectés.

Dès lors, la sécurité des données générées par ces objets peuplant aujourd’hui notre quotidien devient une question fondamentale. Selon un sondage réalisé par l’IFOP à la fin de l’année 2015, c’est même là une source d’inquiétude majeure chez les français puisque plus des 2/3 des personnes interrogées estiment que ces données ne sont pas assez protégées.

Avant de pouvoir intégrer massivement ces objets à leurs offres commerciales, les assureurs vont donc devoir renforcer la sécurité des données échangées.

Des failles de sécurité déjà détectées via les objets connectés

Si la fuite de données génère des craintes au sein de la population, ça n’est pas le seul risque présenté par l’utilisation d’objets connectés.

En effet, tous ces objets ont en commun d’être connectés, soit directement à un réseau Internet soit via une application mobile ou tablette. Cette propriété les rend donc vulnérables aux différentes attaques.

Ainsi, au mois d’août dernier, une faille de sécurité a été détectée dans un réfrigérateur connecté permettant aux pirates potentiels d’accéder aux données Gmail et d’en voler les identifiants Google.

Au-delà de la question des données se pose donc celle de la sécurisation de l’objet en lui-même qui ne doit pas permettre l’accès à d’autres données confidentielles.

La sécurisation des objets connectés : un enjeu pour les assureurs

Les assureurs ne devraient pas tarder à placer ces problématiques au cœur de leurs enjeux. En effet, la démocratisation des objets connectés permettrait aux assureurs d’élargir leur gamme de services en proposant, notamment, de nouveaux produits plus orientés vers la prévention.

Toutefois, tant que les français n’auront pas confiance dans la sécurité des objets connectés distribués par leur assureur, gageons qu’ils seront peu enclins à partager leurs données personnelles.

 

S’ils veulent profiter pleinement de l’opportunité offerte par les objets connectés, les assureurs vont devoir trouver un moyen d’en garantir la sécurité.

Cette question s’annonce comme étant un réel enjeu des années à venir.